7 signes de rétablissement après un AVC : comment savoir si vous êtes sur la bonne voie

L'accident vasculaire cérébral est un bouleversement majeur dans la vie d'un patient. Pourtant, grâce aux capacités de récupération du cerveau, à la rééducation et au soutien thérapeutique, un retour à une certaine autonomie est possible. Cet article vous présente les signes les plus fréquents d'une récupération après un AVC. Comprendre ces signes peut vous aider à suivre vos progrès, rester motivé, et ajuster votre parcours de soin avec clarté.

1. Progrès rapides pendant les 3 premiers mois — et après ?

Les trois premiers mois suivant un accident vasculaire cérébral représentent une période cruciale pour la récupération. Pendant cette phase, le cerveau présente une neuroplasticité accrue : cela signifie qu’il peut réorganiser ses connexions neuronales pour compenser les lésions subies.

Cette phase, souvent appelée "période dorée", est celle où les progrès sont les plus visibles. De nombreux patients récupèrent des fonctions motrices, sensorielles ou cognitives perdues. La kinésithérapie, l’ergothérapie et les soins logopédiques jouent ici un rôle central.
Au-delà de ces trois mois, la progression peut ralentir, ce que les professionnels appellent parfois le "plateau de récupération". Mais cela ne signifie pas la fin de l’amélioration ! En poursuivant une rééducation adaptée, les patients continuent souvent à progresser, même plusieurs années après l’AVC.
Il est donc essentiel de maintenir des séances de thérapie régulières, d’adopter un mode de vie actif et de ne pas se décourager. Chaque petit pas compte dans la récupération après un AVC.

2. L'autonomie dans les activités quotidiennes est-elle un bon signe ?

Après un AVC, les patients peuvent se retrouver dépendants pour des activités simples comme manger, se laver ou s’habiller. Ces gestes, appelés activités de la vie quotidienne (AVQ), sont souvent les premiers objectifs des soins en rééducation.

Lorsqu’un patient retrouve une certaine autonomie dans ces tâches, c’est un excellent signe de progression. Cela montre que les thérapies fonctionnent et que le cerveau réapprend à coordonner les mouvements, même partiellement.
Les ergothérapeutes accompagnent cette reprise avec des exercices ciblés, mais aussi des outils compensatoires comme des ustensiles adaptés, des barres d’appui ou des routines simplifiées. La récupération de l’autonomie contribue également à l’estime de soi et à la motivation du patient.
Ce retour à l’indépendance permet souvent d’envisager un retour à domicile, voire une reprise partielle de la vie sociale ou professionnelle, selon la sévérité des séquelles.

3. Fatigue et somnolence après un AVC — un indicateur positif ?

Après un AVC, il est courant que les patients ressentent une fatigue intense ou un besoin accru de sommeil. Cette somnolence post-AVC est souvent interprétée comme un signe négatif, mais en réalité, elle peut indiquer que le cerveau travaille activement à se réparer.

Lors d’un accident vasculaire cérébral, certaines cellules cérébrales sont endommagées en raison d’un manque d’apport sanguin. La récupération de ces cellules, ou la compensation de leurs fonctions par d’autres zones du cerveau, demande énormément d’énergie. C’est pourquoi le corps réclame davantage de repos.
La neuroplasticité — cette capacité du cerveau à se réorganiser — est plus efficace lorsque le corps est reposé. Le sommeil permet au système nerveux central de consolider les apprentissages acquis pendant la rééducation et de renforcer les nouvelles connexions neuronales.
Cela dit, il est essentiel d’observer si cette somnolence s’accompagne d’un progrès global. Si la fatigue persiste sans amélioration, ou si elle empêche toute activité quotidienne, elle peut également signaler un trouble sous-jacent comme la dépression post-AVC ou un dysfonctionnement du sommeil.
Le suivi avec un professionnel de santé est donc crucial. Tenir un journal de sommeil, noter les périodes de fatigue et les moments de progrès peut aider l’équipe soignante à mieux adapter la rééducation et, si nécessaire, recommander des examens complémentaires.

4. Quand remettre en question les techniques de compensation ?

Les techniques de compensation sont des méthodes ou des outils qui permettent aux patients ayant subi un AVC de réaliser des tâches quotidiennes malgré leurs limitations. Cela peut inclure l'utilisation d'une canne pour marcher, manger avec une seule main, ou utiliser des adaptations pour s'habiller. Ces approches sont précieuses dans les premières phases de récupération.

Mais au fur et à mesure que le patient progresse, il est important de réévaluer la nécessité de ces outils. Une récupération fonctionnelle réelle implique parfois d’abandonner les aides compensatoires pour favoriser une réintégration des mouvements naturels et la stimulation du côté atteint.
Par exemple, un patient qui utilisait un déambulateur peut envisager de le remplacer par une canne, puis, avec le temps, marcher sans appui. Cela nécessite un travail progressif avec le kinésithérapeute ou l’ergothérapeute, dans un cadre sécurisé, pour éviter les chutes et favoriser l’autonomie.
Remettre en question les stratégies de compensation ne signifie pas les rejeter d'emblée, mais plutôt tester progressivement les capacités récupérées. Cela permet aussi d’évaluer la plasticité cérébrale en sollicitant des mouvements plus naturels ou coordonnés.
Le rôle du thérapeute est ici essentiel pour guider cette transition, identifier les bons moments et ajuster les exercices en conséquence. En parallèle, le patient doit conserver une attitude proactive, en se posant régulièrement la question : "Est-ce que je pourrais faire cette tâche d'une manière plus proche de ce que je faisais avant l'AVC ?"

5. Les secousses musculaires : signe de récupération cérébrale ?

Les mouvements involontaires, tels que les secousses ou les contractions musculaires, peuvent surprendre les patients ayant subi un AVC. Pourtant, ces signes neurologiques, bien qu’inquiétants à première vue, peuvent aussi indiquer une reprise d’activité dans les circuits moteurs du cerveau.

Après un AVC, les signaux transmis par le cerveau aux muscles peuvent être perturbés. Cela entraîne souvent une paralysie ou une faiblesse (hémiparésie). Lorsque le système nerveux commence à rétablir certaines connexions, les muscles peuvent réagir par des tremblements ou des spasmes.
Ce phénomène est parfois lié à la spasticité, un état où les muscles sont anormalement tendus. Dans le cadre de la récupération, une amélioration de la spasticité peut se manifester par des mouvements spontanés. C’est une étape évoquée dans les stades de Brunnstrom de la récupération post-AVC, qui décrivent l’évolution de la paralysie vers une récupération fonctionnelle.
La neuroplasticité permet au cerveau de rediriger certaines fonctions vers des zones non lésées. Les secousses peuvent donc signaler que de nouvelles voies neuronales sont en train d’être établies. Cependant, il convient de rester vigilant : ces symptômes peuvent aussi refléter d’autres troubles, comme des tremblements post-AVC ou des effets secondaires médicamenteux.
Il est crucial d’en parler à son médecin ou à son kinésithérapeute. Un suivi approprié permettra de distinguer les signes bénéfiques de récupération des manifestations qui nécessitent une intervention spécifique ou un ajustement thérapeutique.
En somme, bien que les secousses musculaires puissent être déconcertantes, elles représentent parfois une lueur d’espoir dans le long chemin de la réhabilitation neurologique. Les noter et les observer avec attention est une stratégie utile pour mieux comprendre sa propre progression.

6. Colère, tristesse, deuil : les émotions comme étapes vers la guérison

Après un AVC, les répercussions ne sont pas seulement physiques : elles sont aussi émotionnelles et psychologiques. La perte soudaine d’autonomie, la modification du quotidien ou la peur de l’avenir peuvent entraîner un véritable processus de deuil chez la personne touchée.

Ce deuil ne concerne pas un être cher, mais plutôt la perte d’un mode de vie antérieur, de certaines capacités ou de projets personnels. Il suit souvent les cinq étapes bien connues : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation.
La présence d’émotions négatives comme la tristesse ou la colère n’est pas nécessairement un mauvais signe. Ces états peuvent en fait indiquer que le patient commence à intégrer les changements, à prendre conscience de la réalité et à s’engager vers une reconstruction.
Cependant, il est important de ne pas rester bloqué dans certaines étapes, en particulier la colère ou la dépression. Un accompagnement psychologique, comme la psychothérapie ou le soutien d’un groupe de parole pour victimes d’AVC, peut s’avérer précieux pour traverser ce parcours émotionnel.
Les soignants et les proches doivent également être sensibilisés à ces réactions. Le fait de valider les émotions, d'écouter sans juger, peut accélérer la transition vers l’acceptation et renforcer la motivation à suivre la rééducation.
Reconnaître l’existence de ce chemin émotionnel permet au patient de se sentir compris et soutenu, ce qui est un facteur clé pour maintenir l’engagement dans le processus de récupération après un AVC.

7. Le simple fait de croiser les jambes : un marqueur neurologique ?

Il peut sembler anodin, mais le fait de croiser les jambes après un AVC est parfois étudié comme un indicateur neurologique de récupération. Certaines recherches ont montré que les patients capables d’adopter cette posture dans les premières semaines suivant l’accident vasculaire cérébral présentaient une meilleure récupération fonctionnelle.

Cette capacité implique plusieurs fonctions neurologiques : le contrôle moteur, l’équilibre, la coordination bilatérale, et la conscience corporelle. Elle suggère une activation suffisante de certaines régions cérébrales, notamment celles impliquées dans le schéma corporel et la motricité volontaire.
Il ne s’agit pas d’un test formel ou diagnostique, mais d’un signe clinique parmi d’autres que les médecins ou les kinésithérapeutes peuvent observer. Si un patient est capable de croiser les jambes de manière spontanée, cela peut traduire une bonne intégrité posturale et un tonus musculaire bien régulé.
Cela dit, il est essentiel de souligner que l’incapacité à le faire ne signifie pas une mauvaise récupération. Chaque AVC est différent, selon la zone cérébrale touchée, la gravité des lésions, les antécédents médicaux et l’accès à la rééducation. De nombreux patients qui ne pouvaient pas bouger au départ retrouvent d’importantes fonctions avec le temps.
L’objectif de la rééducation n’est pas de réussir à croiser les jambes, mais bien de favoriser un maximum d’autonomie fonctionnelle. Il est donc plus utile d’observer l’évolution globale du patient dans ses activités quotidiennes, ses interactions et sa qualité de vie.
En somme, le croisement des jambes peut être perçu comme une curiosité clinique positive, mais ce n’est ni un objectif en soi, ni un critère de réussite unique. La récupération après un AVC est multidimensionnelle, progressive et toujours unique.

Conseils pour accélérer la récupération après un AVC

La récupération après un AVC est un processus qui nécessite du temps, de l'engagement et un accompagnement adapté. Même si les progrès peuvent sembler lents, certaines pratiques permettent d’optimiser la rééducation et de favoriser la neuroplasticité du cerveau.

1. Suivez des séances de thérapie régulières :
Qu’il s’agisse de kinésithérapie, d’ergothérapie ou d’orthophonie, une rééducation encadrée est fondamentale. Les thérapeutes adaptent les exercices en fonction des progrès et des besoins individuels.
2. Pratiquez des exercices quotidiens à domicile :
En dehors des rendez-vous médicaux, il est crucial de rester actif. Des exercices simples réalisés chaque jour stimulent les circuits cérébraux et renforcent les capacités motrices.
3. Fixez-vous des objectifs évolutifs :
Avoir des buts concrets motive à persévérer. Il peut s’agir de gestes simples (se lever sans aide, faire sa toilette seul) jusqu’à des objectifs plus complexes comme reprendre une activité professionnelle.
4. Tenez un journal de bord :
Notez les progrès, les difficultés, les sensations physiques et émotionnelles. Cela aide à visualiser les améliorations et constitue un outil précieux pour les professionnels de santé.
5. Adoptez une bonne hygiène de vie :
Le sommeil, une alimentation équilibrée et la gestion du stress jouent un rôle essentiel dans la récupération. Le cerveau a besoin d’un environnement sain pour se reconstruire.
6. Entourez-vous :
Le soutien social – famille, amis, groupes de parole – contribue à maintenir le moral et la motivation. Ne restez pas isolé avec vos doutes ou vos angoisses.

En appliquant ces conseils, vous renforcez vos chances de retrouver plus rapidement une certaine autonomie. Chaque pas, même minime, compte dans le processus de récupération après un AVC.

Résumé des points essentiels

  • La récupération après un AVC est un processus unique à chaque individu, influencé par la zone cérébrale touchée et les soins entrepris.
  • Les progrès les plus rapides ont généralement lieu dans les 3 premiers mois, mais l’amélioration peut continuer bien au-delà.
  • Retrouver de l’autonomie dans les activités quotidiennes est un indicateur fort de progression fonctionnelle.
  • La fatigue et la somnolence peuvent refléter un cerveau en pleine reconstruction : il faut savoir écouter son corps.
  • Remettre en question les techniques de compensation permet de stimuler la récupération naturelle et d’augmenter l’indépendance.
  • Les secousses musculaires, bien qu’inquiétantes, peuvent signaler un retour de l’activité neurologique.
  • Les émotions intenses comme la colère ou la tristesse font partie d’un processus normal de deuil et peuvent mener à l’acceptation.
  • Des signes subtils comme le croisement spontané des jambes peuvent témoigner d’un bon état neurologique global.
  • Un accompagnement thérapeutique régulier, un mode de vie actif et un soutien psychosocial sont des piliers incontournables pour favoriser la récupération.

Laissez-vous inspirer par une histoire de survie après une attaque cérébrale

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Le kit FitMi est idéal pour la rééducation.

Comme d'autres clients, j'étais sceptique quant à l'achat de cet article en raison de son prix. J'ai acheté FitMi pour ma fille de 21 ans qui a subi un grave accident cérébral il y a presque deux ans. Le mouvement du bras gauche et de la jambe gauche était presque impossible jusqu'à ce que je trouve ce kit.
Jusqu'à présent, nous n'avons pas encore fait d'exercices pour la jambe, travaillant principalement sur le bras pour rétablir un début de mouvement dans la main. Je pense aussi que les disques sont un peu trop grands pour elle, mais avec ces couvercles en silicone, on y arrive. D'après ce que nous pouvons constater, faire des exercices avec FitMi est une chose extraordinaire.
Merci beaucoup d'avoir aidé ma fille à retrouver un peu de mobilité !

Renata i Mariola(12.04.2020)

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mar 19, 2024